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Dans le cadre du réexamen à mi-parcours du cadre financier 2007-2013, le Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg, a débattu aujourd'hui et voté une série de rapports prônant une approche réaliste en vue de la révision de la politique régionale de l'UE, intégrant en particulier la dimension urbaine. "La politique de cohésion, c'est le premier poste budgétaire de l'UE et en cette année électorale c'est la contribution la plus visible de l'Europe à la vie quotidienne de nos concitoyens", a expliqué Jean-Marie Beaupuy, porte-parole de l'ADLE au sein de la commission de la politique régionale. "Mais si le succès est au rendez-vous, reste à rendre cette politique efficace sur le long terme". |
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"C'est le sens du débat que bous avons eu aujourd'hui et les préoccupations manifestées par le Parlement demandent une réponse rapide", a-t-il poursuivi. "Au niveau de l'UE, nous pouvons agir pour être plus performants et les rapports fournissent toute une gamme de réponses : bonnes pratiques, dimension urbaine, développement rural, simplification administrative ...Mais en même temps le succès d'efficacité dépend avant tout de l'implication des gouvernements, des régions et des autorités locales", a souligné Jean-Marie Beaupuy, par ailleurs président de l'Intergroupe Urban-Logement.
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L'adoption de ces rapports intervient alors que l'ADLE a elle-même élaboré un document de travail sur la future politique de cohésion après 2013, dont les démocrates et libéraux rejettent toute tentative de renationalisation. L'ADLE n'en souhaite pas moins une réforme profonde des instruments existant. Pour définir les régions éligibles, la Commission est ainsi invitée à étudier de nouveaux indicateurs autres que le PIB par habitant, tels le taux de chômage, les données environnementales, l'accès aux services, le temps d'accès aux grandes villes, etc... Dans cette perspective, une approche plus différenciée devrait être mise en oeuvre, marquée en particulier par une plus grande fourchette de taux de cofinancement qu'aujourd'hui. L'ADLE suggère en outre, à fin d'économie d'échelle, d'évaluer les avantages d'une fusion des différents fonds européens, y compris en incluant à la politique régionale le Fonds européen agricole pour le développement rural. |
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Intervention de Jean-Marie Beaupuy (ALDE) au Parlement européen :
"Madame la Présidente, Madame la Commissaire, nous avons vu au cours de ces trois décennies les bienfaits des différentes politiques de cohésion que nous avons conduites. Ces bienfaits, il faudra les souligner pendant les prochaines élections qui sont devant nous, tant l'intérêt est évident pour les citoyens qui ont vu leur niveau de vie parfois multiplier par trois, que pour les régions qui, après avoir été en déficit, sont aujourd'hui des régions locomotives. Donc, les bienfaits sont incontestables.
Aujourd'hui, nous avons en plus le premier poste budgétaire à l'intérieur de notre budget européen qui est consacré à ces politiques de cohésion. Donc, la question qui est posée ce matin à travers nos six rapports, ce que nous voulons obtenir, nous, les députés européens, c'est une plus grande efficacité de ces fonds et de ces règlements que nous mettons à la disposition de nos concitoyens. |
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Madame la Commissaire, la Commission a entre les mains le succès de l'efficacité de ces dispositifs et de ces budgets. Comment? D'une part, si vous le voulez bien, Madame la Commissaire et nous vous connaissons, nous savons qu'à votre niveau nous serons écoutés, en faisant en sorte que la Commission prenne bien en compte les demandes des six rapports et j'en profite pour féliciter nos six collègues, auteurs des six rapports.
Vous avez là, Madame la Commissaire, des réponses extrêmement concrètes, que ce soit au niveau urbain, au niveau rural, au niveau des bonnes pratiques, ou au niveau de la future politique de cohésion, à l'intérieur de nos rapports, vous le savez, il y a des exemples très concrets qui faciliteront le travail de la Commission. |
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Nous attendons donc de la Commission d'avoir des réponses concrètes au niveau européen. Mais cela ne représente que 50 % de l'action à mener pour obtenir l'efficacité. C'est pourquoi, Madame la Commissaire, nous vous demandons aussi d'intervenir avec la plus grande force possible auprès des gouvernements, des régions et des autorités locales, car ce sont eux qui mettent en œuvre nos dispositifs, nos budgets, nos règlements, et nous n'aurons pas d'efficacité si eux ne font pas en sorte d'être efficaces. |
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