Le Président de la République a lancé le jeudi 22 janvier les travaux d'une stratégie nationale de recherche et d'innovation. Face à l'importance de l'enjeu, le Mouvement Démocrate ne peut qu'exprimer sa déception vis-à-vis des orientations proposées. Plutôt que de vilipender de façon systématique les chercheurs et organismes de recherche français, le Mouvement Démocrate aurait aimé que le Président de la République définisse une véritable vision d'avenir, ambitieuse et constructive. Ainsi, ce n'est pas d'un démantèlement en agences de moyens dont la recherche a besoin, mais de plus de souplesse de fonctionnement, d'une administration rénovée et professionnalisée, et de moyens adaptés. Surtout, la place de la recherche et des chercheurs doit être mieux affirmée et définie dans notre société, et cette exigence était absente de ce discours.

                                                                                                                    Lire la suite

  

 


 

 

François Bayrou a affirmé aujourd'hui sur France 2 qu'il comprenait et partageait "l'inquiétude" traduite, selon lui, par la journée de grèves et de manifestations, face à un gouvernement qui "parle mal aux Français". "Il faut dire que ça ne va pas, que ce n'est pas acceptable et je suis sûr que beaucoup de Français, en manifestant aujourd'hui, disent aussi que la manière dont on les gouverne, ne les respecte pas". "Les Français ont l'impression qu'on leur parle mal, qu'on les prend pour cibles, alors qu'on devrait les soutenir".
Il a aussi souligné la volonté de Nicolas Sarkozy de vouloir "mettre la main" sur "tout ce qui est aujourd'hui indépendant", aussi bien dans le domaine de la justice, de l'audiovisuel qu'au Parlement.
Précisant qu'il ne manifesterait pas, voulant éviter "une récupération politique de quelque chose qui est plus profond", il a indiqué néanmoins que "beaucoup de (ses) amis vont y être à titre personnel, à titre citoyen".


  

 


 

 

Marielle de Sarnez, vice-présidente du Mouvement Démocrate, répond aux questions de Bernard Mazières sur leparisien.fr :

François Bayrou a voté, hier mardi à l'Assemblée nationale, la motion de censure déposée par le PS. C'est officiel, le MoDem est-il entré dans l'opposition?

Nous défendons des principes républicains, celui de la séparation des pouvoirs, justice-exécutif, ou encore celui de l'indépendance de l'audiovisuel public. Or nous avons le sentiment sur ces questions que Nicolas Sarkozy avec son extrême personnalisation du pouvoir porte atteinte aux libertés publiques. D'ailleurs sur ces sujets, dès le mois de décembre, François Bayrou avait soumis l'idée d'une motion de censure. Il est dans sa logique. Mardi, il n'empêche, vous avez voté avec la gauche..


Et alors ? Nous votons en accord avec nos convictions. Au-delà des atteintes aux libertés publiques, il y a aussi ces milliards d'euros donnés aux banques sans réelles contreparties. Cette façon du gouvernement de réagir à la crise est choquante. Au minimum, dans cette période difficile, l'exécutif devait s'associer à la gouvernance des banques.

                                                                                                                   Lire la suite